Et si le bien-être au travail commençait par un travail sur l’EGO ?

L’EGO est un substantif tiré du pronom personnel latin « Moi, Je ». Il désigne la représentation et la conscience que l’on a de soi-même. Considéré comme le fondement de notre personnalité, il est également considéré comme une entrave à notre développement personnel.

Dans ma représentation de l’EGO, je définirai tout d’abord l’EGO sain, le « Moi, Je », une disposition dont tout le monde doit jouir pour prendre des décisions, être autonome, unique, créatif…et il y a l’autre aspect de l’EGO, l’EGO toxique, cette voix qui murmure sans arrêt dans notre tête et qui par exemple nous pousse à interpréter faussement des comportements ou à avoir du ressentiment auprès des autres.

C’est ce deuxième aspect que je développerai par la suite.

De manière générale, il faut savoir que toutes les manifestations de l’ego toxique cherchent in fine à éliminer la peur de n’être personne, de ne pas exister et de mourir.  L’important n’est pas d’essayer d’éliminer cet aspect de l’ego car il fait partie de nous, il a sa raison d’être, mais l’essentiel est d’apprendre à l’observer en toute conscience pour ensuite être en mesure de se libérer de son emprise.

Dans la suite, je dresserai cinq manifestations fréquentes de l’ego toxique. Il est probable que ces situations résonnent en vous 🙂 !

 

1 – 5 manifestations de l’EGO toxique

  • Montrer que l’on a raison à tout prix – « J’ai raison, il a tort »

L’idée du je ne peux survivre sans l’idée de l’autre. l’EGO ne veut pas se remettre en question dans le but de s’élever au-dessus des autres.

 

  • Se plaindre envers les autres et envers les situations – « Je suis une victime »

L’individu se sent constamment attaqué, insulté, ignoré.

Il y a bien une différence entre se plaindre et informer quelqu’un d’une erreur ou d’un manque pour qu’une situation puisse se résorber.

 

  • Se comparer aux autres (sentiment de supériorité et d’infériorité) – « Je suis meilleur que lui » ou « Je suis moins compétent que le reste de l’équipe »

Supériorité : l’individu est en compétition contre les autres et veut montrer qu’il est le meilleur.

Infériorité : A l’inverse, l’ego aime aussi nous faire croire que nous ne sommes pas assez bon, qualifié pour faire telle ou telle chose.

 

  • Dévaloriser l’autre

L’individu n’hésite pas à juger, classer les autres et toujours dans le but d’asseoir sa supériorité, il mettra en œuvre tous les stratagèmes pour rabaisser l’autre, montrer que l’autre ne mérite pas d’être intégré dans un groupe etc.

 

  • Éprouver du ressentiment (rancune)

L’ego nous pousse à entretenir du ressentiment envers les autres, lorsque ces derniers nous ont fait du mal, nous ont trahis. L’individu ressent alors une perpétuelle injustice.

Nous venons de voir les grandes manifestations de l’ego toxique et il important de signaler que l’impact de ces situations dans le cercle professionnel est loin d’être neutre, notamment lorsqu’il s’agit de travail collaboratif.

 

2 – Quels impacts dans le milieu professionnel ?

Un groupe de travail est effectivement toxique et contre-productif à partir du moment où des jeux de pouvoir dominent. Ces jeux de pouvoirs se caractérisent par des besoins mal comblés qui laissent l’ego s’exprimer au détriment de la confiance mutuelle, du respect, de l’estime et de la libre expression de chacun. 

Ainsi, dans un tel contexte, nous pouvons retrouver les situations conflictuelles suivantes (non exhaustives) :

  • des situations d’incompréhensions, de tensions qui favorisent la méfiance, la rétention d’informations, la baisse de confiance dans le groupe etc.

 

  • un manque de transparence, une mise en retrait etc.

 

  • des manipulations, sabotage etc.

 

De manière générale, le climat au sein du groupe génère des peurs qui affaiblissent la motivation des individus à travailler ensemble.

 

3 – Quelle responsabilité pour l’entreprise ?

Généralement ignorée par les entreprises, la réalité de l’ego devrait être prise en compte pour repenser et optimiser le travail collaboratif.

Sensibiliser les collaborateurs et le management à cette réalité est déjà un premier pas pour favoriser le bien-être au travail.

 

Pour plus d’ informations, vous pouvez nous contacter.

Wellness Values est un cabinet stratégique, spécialisé dans le Wellness. Nous accompagnons les structures (entreprises et organisations publiques) dans l’intégration d’une stratégie Wellness au sein de leur organisation.

 

Par Ferroudja Meghenem,

CEO Wellness Values

www.wellnessvalues.com

Et si le bien-être au travail commençait par un travail sur l’EGO ?
Mot clé :